Boite de Jour – les Bermudaz

Après les expériences de rue et de scène, The Bermudaz crée le spectacle La boîte de jour. 

Nous avons déjà expérimenté différents types de représentations, et certaines expériences scéniques ne rendent pas compte de la proximité et des interactions pouvant être établies dans un contexte de rue. Cette création veut donc déployer la puissance d’un concert, tout en effaçant la frontière scénique qui sépare les publics des artistes . Les temps forts du spectacle auront donc pour objectif de créer un sentiment d’appartenance, et de désacraliser l’espace scénique en provoquant du jeu non seulement groupe-public, mais aussi public-public. 

La boîte de jour, c’est une fête populaire accompagnée par un son électrique. La forme proposée est autonome et ambulante, et investit les espaces publics à l’instar de groupes comme Dub FX, Beaucoup Beaucoup, Imperial Kikiristan ou La Compagnie du Coin. Les bermudiens sont aux commandes d’un bermu-vaisseau, plateforme de moins de 4m² qui supporte les machines et le système de sonorisation. Rues, places, jardins, avenues, champs, terrasses… Le bermu-vaisseau débarque, les publics embarquent ! 

La surprise et le décalage invitent les publics à regarder sans oser, puis très vite à s’immerger dans ce tourbillon festif. La mobilité du dispositif favorise son immersion dans tous les interstices de la cité pour mieux aller chercher, happer, et inviter les publics à la fête participative et syncrétiqueSyncrétisme : mélange d’éléments hétérogènes issus de plusieurs cultures ou de différents systèmes sociaux.. 

Passée la surprise, les codes restent simples et connus de tous : le groove musical invite à la danse, voire à la transe ; les jeux et interactions avec le groupe permettent de créer une histoire et des plaisirs collectifs. C’est une ode à la vie, une récréation festive, un spectacle familial qui montre que le jeu est possible partout et tout le temps, une véritable boîte de jour accessible à tous. 4 

P h é n o m è n e s a r t i s t i q u e s 

C r é a t i o n d ’ u n e b e r m u – t r i b u Tribu : groupe social sur un territoire se réclamant de la même souche, composé d’unités autonomes plus petites, qui bénéficie d’une autorité commune.

Créer une tribu est monnaie courante sur des temps et des lieux de festivals. Notre pari est de réussir à recréer cet espace-temps ailleurs en embarquant les publics dans un spectacle immersif et inclusif. 

Plus qu’un spectacle, nous souhaitons créer une histoire commune où le spectateur devient progressivement acteur par le partage de gestes et d’actions symboliques. Nous voulons faire vivre une tribu autour de nos musiques, de nos personnages, et d’évènements inspirés des fêtes traditionnelles et folkloriques. 

Tout commence dès l’installation : nous débarquons avec notre bermu-vaisseau et sommes identifiés comme les musiciens-acteurs d’un spectacle à venir. Mais qui sont-ils ? Que va-t-il se passer ? Est-ce que je reste pour voir la suite ? Une première confrontation avec les publics est possible. En s’interrogeant sur notre présence, le passant s’interroge aussi sur la sienne. L’immersion dans le son grâce à un système de diffusion adapté transforme alors le passant en spectateur. 

Le déroulé du spectacle est jalonné d’interactions déjà éprouvées dans des conditions de rue, et de nouvelles actions iront dans le sens de renforcer le sentiment d’appartenance. Ces évènements sont orchestrés par les musiciens-acteurs, mais aussi par les publics eux-mêmes afin de créer des tribus autonomes : les premiers à réagir à nos sollicitations sont marqués (à l’aide de pigments biologiques et facilement lavables), et sont invités à transmettre leurs gestes, de manière à ce que la bermu-marque se diffuse au sein de ce qui devient la bermu-tribu. 

Voici quelques exemples d’actions qui peuvent être mené par nos personnages dans la boîte de jour : 

• danser, et initier une chorégraphie, 

• marquer un rythme en tapant dans les mains ou en utilisant des 5 

éléments de l’espace urbain, 

• dessiner des bermu-motifs à la craie, ou directement avec les pigments de marquage, 

• filmer, et diffuser de courtes séquences vidéo sur les réseaux sociaux. Le bermu-marquage s’effectue en plongeant ses doigts dans un récipient qui contient une peinture, mélange de terre tamisée et d’eau, et en posant l’index, le majeur et l’annulaire sur la surface à marquer.

Ces actions simples permettent de tisser pendant le spectacle des relations entre les artistes et les publics, mais également, et c’est ce qui nous importe le plus, entre les membres du public qui constitue un organisme vivant à part entière. Cette transmission est possible grâce à un travail d’acteur en plus du travail musical. 

Par le bermu-marquage, les publics sont engagés, et peuvent identifier les personnes ayant vécu le même instant unique, créant ainsi un souvenir non plus individuel, mais collectif. Cette bermu-marque sanctionne la participation, transforme le spectateur en acteur, et laisse l’opportunité aux nouveaux bermudiens de devenir des ambassadeurs de la bermu-tribu. C’est une nouvelle invitation à apprendre, partager, à créer de nouveaux rituels. 

Nous ne nous arrêterons pas à ce premier enagement des publics, et souhaitons que les rôles s’inversent : d’abord des passants, des spectateurs, puis des acteurs, les bermudiens ayant nouvellement intégré la bermu-tribu vont progressivement être an capacité de jouer seuls avec les outils qui sont mis à leur disposition : 

un micro permettant de sampler des sons produits par la bermu-tribu, 

un instrument à percussions pouvant être joué par plusieurs personnes simultanément, et pouvant se marier avec la musique du groupe avant que celle-ci disparaisse pour laisser place à la musique produite par la bermu-tribu. 

L e b e r m u – v a i s s e a u 

Le bermu-vaisseau est le coeur technique de la réalisation des différents espaces de musiques, de danses et d’interactions avec les publics. Il est l’unique matériel transporté et installé dans le lieu du spectacle. Il est notre principal espace scénographique. 

L’idée d’espace scénique est suggérée par un praticable sur roues (ou remorque), et sur lequel est installé le matériel de transformation et de diffusion du son. Les trois artistes évoluent d’abord au niveau du praticable, puis au fur et à mesure du spectacle, les artistes sont libres de se mêler aux publics. Cela nous permet de rester connectés aux spectateurs, de désacraliser le rapport scène/public et de créer du jeu par la participation. 

La séparation entre les artistes et l’espace scénique (grâce aux relais wifi dont dispose déjà le groupe) permet de proposer des temps scéniques forts, et de créer une porosité importante entre le groupe de musique et les participants. 

C’est également l’opportunité d’aller interroger des lieux dans lesquels l’action culturelle peine parfois à se rendre. Souple dans son utilisation et solide dans son implantation, le bermu-vaisseau se veut un espace scénique modulable où l’expérience est à vivre tout autour ; tant dans un déroulé fixe que dans la conduite d’un parcours en espace public. Capable d’interroger les paysages ruraux autant que les territoires urbains, ce dispositif est à lui seul un équipement socio-culturel duquel doivent pouvoir naître d’autres formes d’interventions artistiques invitant les publics à s’engager collectivement dans des productions festives et sensibles. 

Véritable outil culturel dédié à l’espace public et toutes ses problématiques, le bermu-vaisseau est un atout technique, mais également artistique, car il pourra être équipé d’effets spéciaux conçus sur mesure, 7 

créer des situations de jeux pour les personnages et offre également une unité graphique et visuelle forte. C’est aussi une bermu-base, un vaisseau mère auquel pourront se raccrocher simplement les publics après des parcours de déambulation ou des chorégraphies produites en périphérie suite aux interventions des artistes et du public. 

Ce vaisseau est mobile, autonome (énergie, diffusion…) et facilement transportable. Mû par la seule force des bras, son déplacement aisé sera tout autant l’occasion de permettre à des spectateurs de s’immerger et participer un peu plus dans la production de ces concerts hors du temps. 

L i v r a b l e s 

La captation d’images par les spectateurs-acteurs, leur diffusion via les réseaux sociaux et la création de mots clés (#) pour le spectacle participe à la fondation d’une nouvelle identité collective des territoires. 

Pour donner davantage corps à l’expérience vécue, chaque représentation pourra être accompagnée d’une vidéo dédiée au territoire sur lequel le spectacle a eu lieu. La forme de cette vidéo est fixe, et l’ensemble des films produit une collection lisible de souvenirs. 

Si la municipalité hôte du spectacle le souhaite, elle pourra installer a posteriori sur le lieu du spectacle un QR code renvoyant sur la vidéo. Les publics n’ayant pas pu assister à la création pourront ainsi expérimenter la restitution de ce qui a eu lieu à l’endroit où ils se trouvent. 

B i o g r a p h i e s 

Nous avons créé le trio The Bermudaz pour jouer dans la rue en 2016. Le contact direct et sans filtre avec le public s’inscrit dès le départ dans l’ADN du groupe. Nous avons développé par la suite une formule scénique aboutie, incluant une création lumière et une amplification avec effets sur les instruments acoustiques. 

Notre expérience artistique et nos engagements professionnels, nous ont amenés progressivement, depuis de nombreuses années, à définir autrement, notre rapport au public, nos questionnements quant aux interactions possibles avec celui-ci et encore plus à imaginer des formes 8 

de productions collectives. Nos confrontations à l’espace public depuis deux ans nous ont confortés dans nos volontés de développer un projet où le public et la musique jouée en live sont au coeur d’une création collective ; la fête en est le résultat. C’est une approche sensible qui se dessine ; celle où des publics sentent qu’ils sont en train de vivre un moment particulier, celle où ils se sentent embarqués et collaborateurs artistiques d’un moment culturel qui saura laisser des traces. 

Ces logiques de moments vécus, de «magie» instantanée, de productions inscrites dans un temps et un espace, seront ancrées dans une approche positive et festive. Ces logiques mémorielles pourront être réinvesties par la suite par les organisateurs pour s’assurer de la participation de publics déjà engagés. 

C’est fort de ces réflexions que le projet boîte de jour a pu naître. 

Avec les participations de : 

Laurent Diochon : saxophones baryton, sopranino & machines. Cadre, consultant, directeur pédagogique, attaché de production, Laurent est aussi membre de la compagnie Les Enfants Phares, de la fanfare épicée Sopa Loca, et remplaçant avec l’Impérial Kikiristan. Il vie pour le spectacle vivant et la rue, mais il habite dans une maison. Avec un baryton équipé d’un octaveur, c’est lui qui joue le rôle de la basse. 

Maxime Gabriel : batterie, batterie électronique & machines. Max a survécu à un concert du Bataclan. Habitué à jouer dans des lieux incongrus tels que des zéniths (avec Maxxo) ou des toits de bus (avec KompleX KapharnaüM), il officie en tant que chanteur, guitariste, beatmaker et batteur. Bref, c’est lui qui fait groover le groupe. 

Simon Hannouz : saxophone alto, flûte & machines. Il participe à ses premiers spectacles en jouant avec des chevaux, joue beaucoup de jazz, et c’est sans doute le plus souple de tous puisqu’il arrive à toucher ses pieds sans plier ses jambes. Bref, c’est lui qui bouge le plus. 

Benjamin Thielland : scénographie et décors. Il n’a pas répondu quand on lui a demandé sa biographie. Probablement trop occupé à la régie du théâtre de Mâcon. 

Nicolas Dewynter : regard complice. Quelqu’un de bien. 

 

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