Sous les Jupes de Miss Toutambou

Graphisme & illustration : Fred Bayle

Générique

Texte Aurora de Fitte de Garies
Interprétation Aurora de Fitte de Garies & Loïc Audureau
Mise en scène Daniel Estève
Musiques Florian Vidgrain & Aurora de Fitte de Garies
Lumières Agnès Envain
Son Johan Noly
Scénographie Caroline Oriot
Costumes & habillage de la structure Séverine Allain

PARTENAIRES FINANCIERS

(en cours de construction)

La Ville de Cluny, le département de Saône-et-Loire, la Région Bourgogne- Franche-Comté, la DRAC Bourgogne Franche Comté, le CNM, la SACEM & AF&C, la SPEDIDAM, l’ADAMI.

AIDE A LA RESIDENCE

(en cours de construction)

Théâtre de Louhans – Châteaurenaud (71)
Municipalité de Toulon / Arroux (71)
ARTDAM – Dijon (21)
La Scène Faramine – Pierre-Perthuis (89) Théâtre de Cluny (71)
La Scène Nationale de Mâcon (71)
Le CNAREP Chalon sur Saone (71)
Le Théâtre du Train Bleu (84)

AIDE A L’ENREGISTREMENT STUDIO

L’école de musique de la Haute Grosne (71)

Aurora de Fitte de Garies est l’autrice des spectacles écrits pour le(s) jeune(s) public(s) de la Compagnie Les Enfants Phares.

Dans ses pérégrinations imaginaires elle a construit tout un petit monde peuplé de figures en relations entre elles, entre rêves qui se réalisent et réalité brumeuse. Un monde anachronique peu où la magie ne surprend pas et où les contes de fées peuvent prendre vie.

Que ce soit dans l’appartement étroit de Miss Toutambou (32 Passage Gonin, Les Vacances de Miss Toutambou, le Maitre & la Secrétaire, lettres et correspondances imaginaires), dans les étoiles de Monsieur Léger (court-métrage) ou encore par l’exploration d’univers inconnus, Aurora de Fitte de Garies construit peu à peu son propre monde en miroir du notre.

Et elle partage cela avec ses héros récurrents, prisonniers de leurs chimères et réticents à déployer leurs ailes.

Ses personnages même s’ils sont adultes, proviennent tout droit du monde de l’enfance et en gardent une certaine pureté d’âme. A travers l’exécution de leurs petits rituels revenus de loin, filtre toute la mélancolie qu’il y a à (re) constituer sa vie d’enfant à l’âge adulte.

Elle a donné le nom de «Miss Toutambou» à ses personnages féminins. Elles partagent entre elles certaines caractéristiques, traits de caractère et potentiels tourments mais surtout un langage poétique et décalé.

Si elle est toujours incarnée par l’autrice elle-même, Miss Toutambou va néanmoins être à chaque fois un peu différente, avec une appropriation spécifique et personnelle du metteur en scène de chaque spectacle.

Ainsi dans les Vacances de Miss Toutambou précédente création de la compagnie, Miss Toutambou était tout de rouge vêtue, jusqu’aux cheveux, d’un caractère bien trempé, et dans une esthétique plutôt années 60.

Dans les Jupes de Miss Toutambou, Miss Toutambou va explorer plusieurs registres de jeu et de costumes, à la fois la «Colombine» d’un Monsieur Moustache portant une grande robe à crinoline avec des codes de jeu typiques du 17ème siècle puis, dans un second temps, elle laissera dévoiler une autre facette du personnage, plus intimiste, une «Carmen» vêtue d’un simple jupon.

Car c’est tout l’enjeu de ce nouveau spectacle, dont l’inspiration est venue de la découverte de gravures de femmes portant des robes à crinoline et de l’expérience vécue par l’autrice elle-même de ses enfants se dissimulant sous sa propre jupe et de souvenirs de repas de familles où les enfants finissaient par s’inventer des refuges imaginaires, sous les tables, entre les jambes des adultes.

Et si on mettait plein d’enfants sous une immense robe à crinoline ? Comment retrouver à l’âge adulte, en tant que spectateur la même sensation vécue enfant quand nous étions cachés dans les jupes de notre mère ? Et surtout comment une grande personne peut-elle aller sous la jupe d’une inconnue, même s’il s’agit d’un personnage de théâtre ?

Le spectacle aborde donc ces différentes thématiques, celle de l’intimité et de l’amour, de la féminité, du consentement, de notre place dans la société, et de la liberté.

Synopsis

Ayant entendu l’existence d’une «géante à l’ineffable vertu et aux talents mysterieux », un homme, Monsieur Moustache se met en quête de rencontrer cette fameuse «Miss Toutambou» dont il a entendu parler.

De cette rencontre, Miss Toutambou et Monsieur Moustache vont découvrir ensemble comment se crée une relation, une amitié, comment pouvoir aller sous la jupe d’une fille et comment le costume et les codes sociaux peuvent entraver les rapports humains et la quête de liberté.

Note de mise en scène

Le spectacle va aborder par le biais de niveaux de langage et codes de jeux variés, différentes thématiques induites par la rencontre de Monsieur Moustache avec Miss Toutambou.

Tout d’abord, les bienséances et les bonnes manières, le fameux « qu’en dira-t-on » presque personnifié dans la pièce, ont poussé naturellement vers des tournures à la manière du 17ème, Miss Toutambou & Monsieur Moustache devenant ainsi Colombine & Arlequin.

Puis le niveau de langage évolue au fil du récit, retroussant le temps progressivement jusqu’à trouver un registre de discours plus actuel. Les éléments de décors et de jeu suivront l’écriture pour s’affranchir de la lourdeur des costumes – une robe de plus de 3m de haut tout de même pour Miss Toutambou ! – pour arriver au plus simple jupon, pieds nus avec une simplicité de jeu permettant un intimité et une plus grande proximité avec le spectateur. Le costume de Miss Toutambou deviendra ainsi un cocon où Miss Toutambou accueillera Monsieur Moustache et les spectateurs, leur livrant ses secrets sur le fil de ses émotions.

Musiques

Toute la musique est conçue comme celle d’une musique de films, basée sur la dramaturgie de la pièce et sur les émotions qu’elle peut susciter à tel ou tel instant.

Des compositions originales et de quelques reprises du répertoire hispanique et latino-américain suivront le fil du récit. Ainsi des airs de Manuel de Falla viendront se frotter entre autre à ceux d’Astor Piazolla et aux compositions écrites par Aurora de Fitte de Garies et Florian Vidgrain.

En espagnol et en français, la rencontre de Miss Toutambou et Monsieur Moustache se fera sur le rythme de tangos, bulerias, berceuses, valses et chacareras.

Dispositif scénique

Le spectacle se veut autonome techniquement, capable de jouer dans des espaces non dédiés et sur des plateaux de théâtre, tout en gardant une notion d’intimité et de proximité qui implique par conséquent une jauge réduite.

Nous travaillons à la fois sur un costume qui sera élément de décor qui sera la structure même autour du quel le spectateur sera accueilli et dans lequel il pourra également s’installer : Il s’agit d’une grande robe à crinoline, de 6 mètres de diamètre et 3 mètres de hauteur, une structure particulière et atypique, conçue sur mesure pouvant accueillir jusqu’à 50 personnes.

Miss Toutambou sera au sommet de cette robe comme s’il s’agissait de son propre costume donnant ainsi au spectateur l’impression qu’elle est une géante.

Les spectateurs s’installeront tout autour.

Dans la deuxième partie du spectacle, le spectateur aura, selon le bon vouloir de Miss Toutambou elle-même, l’opportunité de se glisser sous son costume et de s’installer en dessous. Petit gradinage, coussins, tout sera installé pour accueillir le spectateur dans un univers bien différent du monde extérieur, lumière tamisée et petits éclairages seront de mise pour créer un cadre intime et rassurant.

Sortie prévue au printemps 2022….